Instruments

La métaphore de l’ennemi invisible

Avec tout le raffut médiatique de ces derniers mois, difficile d’avoir raté la tendance répandue dans la classe dirigeante, et l’opinion publique, à recourir au lexique militaire quand il s’agit de se référer à la situation déclenchée par la diffusion du COVID-19 : l’épidémie — ou plutôt la pandémie — ne serait rien de moins qu’une « guerre » impliquant toute la planète. Le point de départ de la pensée biomédicale moderne résiderait justement dans cette désignation métaphorique, non plus de la maladie en tant que telle, prise de façon générique, mais d’organismes pathogènes particuliers, visibles à l’aide d’instruments comme le microscope. Mais quel genre de guerre peut être une guerre contre un virus ?

En finir avec Marx et ses fidèles

Face au marxisme de chair, les années 1960 jusqu’aux années 1980 sonnent comme la période des grands schismes : l’Internationale situationniste, les Quaderni Rossi, Potere operraio, Camarade, Revue Invariance, etc. Ces schismes resteront encore prisonniers de l’emprise du Saint-Père.

Politique conspirative

Ce que nous vivons depuis deux ans déjà avec le covid montre notre capacité d’adhésion envers le mensonge. Si le virus existe bel et bien, la gouvernementalité mondiale et ses amis industriels, eux aussi existent bel et bien. Leurs intérêts n’ont jamais été notre santé. Chaque gouvernement a le devoir de tenir sa population en laisse, quant à l’industrie pharmaceutique, elle a le devoir de générer un maximum de profit à leurs actionnaires. Si cette période a vu fleurir le grand retour du conspirationnisme.

Notes sur le Manifeste conspirationniste

Qu’est-ce que pourrait bien être, dans ce contexte, la recension d’un livre qui esquisserait habilement une généalogie des gouvernances qui, depuis des siècles, s’appliquent à nous réduire en tous points ? L’exercice est périlleux tant le livre est dense.

Biocratie et biopolitique

Face à une situation exceptionnelle devenue la norme, l’événement covid a permis une nouvelle étendue de la gouvernementalité. Les critiques en tout genre ont tenté d’analyser la situation en cours avec de vieilles recettes déjà périmées avec l’idée d’une biopolitique positive, de laisser l’État agir pour notre bien, de croire en l’humanisme des laboratoires pharmaceutiques pour gérer la situation. Certains préfèrent parier sur l’humanitaire là où l’État manque alors qu’il n’y avait que l’autodéfense sanitaire pour palier se manque.